Tous nos clients partagent la même attente : une expérience musicale fluide et homogène, sans variations soudaines de volume. Idéalement, chaque morceau devrait sembler aussi fort que les autres, quelle que soit son origine.
Le processus technique qui permet cela s’appelle la normalisation du volume (Loudness Normalisation). Bien que ce terme puisse paraître simple, il s’agit en réalité d’un défi d’ingénierie complexe.
Pour y répondre, SPECTRE met en œuvre l’algorithme ITU-R BS.1770 (anciennement connu sous le nom de EBU R128) — le standard de référence actuel dans l’industrie. C’est la même méthode utilisée par Apple, Spotify, Tidal, Netflix, Sony et de nombreux diffuseurs dans le monde entier.
Cependant, cet algorithme n’est pas une solution miracle. Dans certains cas, même des morceaux normalisés peuvent sembler légèrement trop forts ou trop faibles. Ces situations particulières concernent généralement les facteurs suivants :
Facteurs pouvant influencer la perception du volume
Qualité des enceintes
Les enceintes dites « à large bande » (full-range) restituent tout le spectre audible par l’oreille humaine (20 Hz – 20 kHz). La plupart des systèmes « haute-fidélité » entrent dans cette catégorie.
Les systèmes non conçus pour la musique (par exemple, les enceintes de sonorisation publique ou de sécurité) reproduisent mal les basses profondes ou les aigus élevés. Ces fréquences manquantes donnent l’impression que le morceau est globalement moins fort.
Morceaux riches en basses ou en aigus
Certains morceaux privilégient fortement les basses ou les aigus.
Sur des enceintes qui ne sont pas « à large bande », ces morceaux peuvent sembler plus faibles que d’autres, plus équilibrés.
Nos Directeurs Artistiques évitent ces morceaux autant que possible, mais certains cahiers des charges peuvent nous y contraindre.
Morceaux très dynamiques
Ces morceaux présentent de grandes différences entre les passages calmes et forts (courants en musique classique ou jazz, mais présents dans tous les genres).
L’algorithme ITU-R BS.1770 ne réduit pas cette dynamique interne : il respecte l’intention artistique, mais conserve les écarts de volume.
Nous évitons ce type de morceaux quand c’est possible, mais certains projets peuvent l’exiger.
Si votre système audio le permet, un compresseur peut aider à réduire la plage dynamique, au prix d’une légère perte de qualité sonore.
Autres facteurs possibles
Mauvaise acoustique de la pièce : une salle mal traitée peut accentuer ou atténuer certaines fréquences, entraînant des différences de perception entre morceaux.
Réglages d’égalisation incorrects : un mauvais EQ peut également créer des écarts de volume perçu entre morceaux.